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La micronutrition occupe une place de plus en plus importante dans les discours sur la santé et le bien-être. On la présente souvent comme une réponse innovante à de nombreux troubles fonctionnels, une solution sur mesure pour optimiser la vitalité, soutenir l'immunité ou encore préserver le système digestif. Pourtant, une question essentielle mérite d’être posée : peut-on aborder la micronutrition de façon sérieuse si l’on ne maîtrise pas en profondeur la connaissance des aliments ?

La micronutrition n’a de sens que si elle s’appuie sur l’alimentation

La promesse de la micronutrition est séduisante : identifier les carences ou les excès, ajuster les apports en nutriments essentiels, corriger les déséquilibres de terrain. Mais cette approche suppose une réflexion globale. Avant de penser à complémenter, encore faut-il savoir ce que l’on trouve – ou pas – dans l’assiette.

Un exemple simple : si une personne mange régulièrement des légumes, mais qu’ils sont systématiquement surcuits, elle perd une grande partie des vitamines qu’ils contiennent. Si elle consomme uniquement des produits raffinés, ses apports en fibres, en magnésium ou en vitamines du groupe B seront considérablement réduits. Dans ces cas-là, ce n’est pas d’abord une gélule qu’il faut conseiller, mais un ajustement des choix alimentaires et des modes de préparation.

L'alimentation reste la base : il faut la connaître pour bien conseiller

Les aliments sont bien plus que de simples vecteurs de calories ou de nutriments isolés. Ce sont des matrices complexes, riches de synergies que les compléments alimentaires, aussi sophistiqués soient-ils, ne peuvent pas entièrement reproduire.

Prenons l’exemple d’un agrume. Il n’apporte pas seulement de la vitamine C : il est aussi source de flavonoïdes, de fibres, d’eau, de minéraux. Ces éléments interagissent entre eux, ce qui favorise l’assimilation des nutriments et potentialise leurs effets. Cela, aucun complément alimentaire ne peut l’imiter.

C’est pourquoi la connaissance fine des aliments, de leur composition, de leurs transformations par la cuisson ou le stockage, est essentielle pour une approche cohérente de la micronutrition.

Les limites d’une approche uniquement basée sur les compléments

Se focaliser sur la supplémentation sans analyser l’alimentation réelle d’une personne, c’est courir plusieurs risques :

  • Surdoser certains nutriments, avec des effets secondaires parfois importants (le fer, par exemple, peut être pro-oxydant à haute dose).

     
  • Passer à côté de la cause principale d’un déséquilibre, qui est souvent liée à l’hygiène de vie ou aux habitudes alimentaires.

     
  • Induire une dépendance aux compléments, sans encourager la réappropriation d’une alimentation diversifiée et vivante.

     

La micronutrition ne doit pas devenir un prétexte à la "pilule magique", celle qui permettrait de continuer à manger n’importe comment en se pensant protégé par quelques gélules.

Conclusion : la micronutrition est un outil, mais l’alimentation reste le socle

La micronutrition est un levier précieux dans l’accompagnement santé, à condition de ne pas oublier l’essentiel : l’aliment est la première source de micronutriments. Savoir conseiller en micronutrition, c’est d’abord connaître les aliments, leur qualité, leur saisonnalité, leur mode de culture, leur préparation.

Recommander du magnésium lorsqu’une personne se plaint de crampes,, peut masquer un déficit en potassium, en calcium ou même en sodium, qui peuvent parfaitement induire les mêmes symptômes. Dans certains cas, une déshydratation, une carence en vitamine D, ou un déséquilibre acido-basique peuvent aussi être en cause. Avant de supplémenter, il est donc essentiel d’analyser l’ensemble du contexte nutritionnel, hydrique et physiologique de la personne.

La micronutrition sérieuse commence donc par une vraie culture de l’alimentation.

 

 

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